La tête, évidemment...

La tête… parce que c'est la partie du corps dont il est question ici, puisqu'il s'agit d'enrichir et actualiser la pratique de l'ostéopathie crânienne.

Evidemment, car la connaissance progresse, les évidences s'accumulent et nous fournissent autant d'éléments nouveaux sur lesquels appuyer le raisonnement et orienter notre pratique.

Cette formation s'inscrit dans une démarche comparable à ce que Sean Carroll a baptisé le naturalisme poétique.
Elle est destinée à faire la synthèse entre ce que l''on sait et ce que l'on sait faire lorsqu'il s'agit d'aborder la tête en ostéopathie. Quelle que soit votre approche initiale, vous y trouverez des éléments intéressants et actuels vous permettant d'enrichir votre représentation des choses.
Il ne s'agit pas de proposer une énième méthode ou recette pour traiter la tête, mais plutôt d'élargir son horizon concernant le comportement mécanique du crâne et ses rapports avec les tissus environnants, et expérimenter lors d'ateliers pratiques comment ces nouvelles connaissances peuvent affecter notre pratique, mais aussi la manière d'expliquer ce que l'on fait.

Réconcilier l'approche ostéopathique de la tête avec les connaissances disponibles aujourd'hui

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Parmi les multiples définitions que Still a donné de l'ostéopathie, figure celle-ci "l'ostéopathie est cette science qui repose sur une connaissance exacte, opposable et exhaustive de la structure et des fonctions de la mécanique humaine" (Autobiographie, 1897).

De nombreux éléments de connaissance sur les propriétés des tissus vivants sont venus progressivement s'ajouter avec le temps et sont aujourd'hui disponibles. Nous avons, collectivement, tout à gagner à en prendre connaissance et discuter des meilleurs manières de les intégrer dans nos approches.

Certains éléments sur lesquels les anciens modèles ont été construits ne résistent pas à la confrontation avec les connaissances actuelles, c'est toujours une expérience désagréable et il est presque normal d'essayer de l'éviter. Mais le côté "claste" de la science, l'analyse critique, offre un avantage considérable, il crée de la place disponible, dégage de nouvelles perspectives, et permet au côté constructif et créatif de la connaissance de faire son oeuvre. L'innovation peut s'inscrire dans la tradition.

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Recontextualiser notre savoir-faire manuel dans un cadre explicatif pluri-disciplinaire, actualisé et opposable

Il est confortable d'échanger entre "initiés" ou entre personnes qui partagent les mêmes a priori et valeurs. La définition de Still citée plus haut inclut le caractère opposable des théories avancées au nom de l'ostéopathie. Au 21e siècle, dans la culture occidentale et avec la science telle qu'elle s'est développée, les modèles qui fondent l'approche crânienne ne résistent pas longtemps à la confrontation.

Il n'en demeure pas moins qu'une approche manuelle de la tête, et plus généralement du tissu osseux, est tout à fait défendable, même si elle doit encore passer l'épreuve de l'évaluation de son efficacité clinique.

Donner un nouveau souffle à l'approche manuelle de la tête

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Un des objectifs de cette formation est de se familiariser avec les outils nécessaires pour envisager une telle approche dans un cadre cohérent et actuel, tout en laissant toute sa place à l'aspect subtil et subjectif de la palpation et de l'interaction humaine. L'approche manuelle employée s'apparente aux techniques tissulaires popularisées par Pierre Tricot, avec qui j'ai travaillé et enseigné au début de ma carrière. Bien que les pratiques manuelles soient relativement semblables, le cadre conceptuel est sensiblement différent et donne à cette même pratique un nouveau sens et de nouveaux horizons.

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Inventer une nouvelle manière d'expliquer à nos patients ce que nous faisons

Au cours de cette formation nous aborderons la question de la tête adulte mais aussi celle des nourrissons. Un certain nombre de principes restent valables au cours de la vie, mais certains mécanismes et propriétés ne sont présents que durant la période de croissance.
Nous verrons qu'il est tout à fait possible d'expliquer l'intérêt de l'abord de la tête de 0 à 99 ans.
La description que nous faisons de notre travail sera forcément un peu différente suivant qu'on ait à faire à un adulte, un enfant ou un nourrisson, mais elle doit permettre au patient de mieux comprendre ce que nous faisons et pourquoi nous le faisons, indépendamment des a priori et convictions.

Découvrez ce qu'en disent les participants

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